Repères DVF · 2023-2025

Estimation immobilière pour une succession à Fréjus et Saint-Raphaël

Lorsqu’un bien immobilier entre dans une succession, les héritiers doivent en déclarer la valeur à l’administration fiscale. Cette valeur sert de base aux droits de succession, puis au calcul de la plus-value si le bien est revendu. Une estimation fondée sur les ventes réellement conclues à Fréjus et à Saint-Raphaël permet de la fixer sans la sous-estimer ni la surestimer.

Appartements à Fréjus
4 240 €/m² 187 000 € en médiane · 3 243 ventes
Maisons à Fréjus
4 760 €/m² 486 000 € en médiane · 700 ventes
Appartements à Saint-Raphaël
4 930 €/m² 220 000 € en médiane · 2 969 ventes
Maisons à Saint-Raphaël
5 670 €/m² 681 000 € en médiane · 764 ventes

Quelle valeur déclarer : la valeur vénale au jour du décès

La loi demande de déclarer chaque bien pour sa valeur vénale, c’est-à-dire le prix auquel il aurait pu être vendu dans des conditions normales de marché, à la date du décès. Ce n’est ni le prix payé à l’achat, ni la valeur d’assurance, ni le prix espéré par la famille : c’est le prix qu’un acheteur aurait raisonnablement accepté de payer ce jour-là, compte tenu de l’état réel du bien.

La date compte. Si le bien est vendu un ou deux ans plus tard, à un prix différent parce que le marché a évolué ou que des travaux ont été faits, la valeur à déclarer reste celle du jour du décès. À l’inverse, une vente conclue peu de temps après le décès sert souvent de référence à l’administration : un écart important avec la valeur déclarée doit pouvoir s’expliquer.

Un logement loué vaut en général moins qu’un logement libre, car l’acheteur ne peut pas en disposer tout de suite. Cette décote d’occupation est admise, à condition de correspondre à la situation réelle du bien au jour du décès.

La déclaration de succession et le rôle du notaire

La déclaration de succession doit être déposée dans les six mois qui suivent le décès lorsqu’il a eu lieu en France métropolitaine, et dans un délai d’un an dans les autres cas. Passé ce délai, des intérêts de retard s’ajoutent aux droits dus. Les droits sont en principe payés au dépôt de la déclaration, sauf paiement fractionné ou différé accordé par l’administration.

Dès qu’un bien immobilier fait partie de la succession, le passage chez le notaire est indispensable : c’est lui qui établit l’attestation de propriété transmettant le bien aux héritiers et la fait publier au service de la publicité foncière. Le notaire prépare le plus souvent la déclaration de succession, mais la valeur qui y figure reste déclarée sous la responsabilité des héritiers. C’est pourquoi il leur demande généralement un ou plusieurs avis de valeur.

L’abattement de 20 % sur la résidence principale

Lorsque le logement était la résidence principale du défunt, sa valeur vénale est réduite de 20 % s’il est occupé au jour du décès, à titre de résidence principale, par le conjoint survivant, le partenaire de Pacs, ou un enfant mineur ou majeur protégé du défunt ou de son conjoint. L’abattement s’applique à la valeur du bien elle-même : il profite à l’ensemble des héritiers.

Il se calcule sur une valeur juste et ne corrige pas une estimation trop basse. Comme le conjoint survivant et le partenaire de Pacs sont exonérés de droits de succession, l’abattement allège surtout les droits dus par les autres héritiers, le plus souvent les enfants.

Sous-évaluer ou surévaluer : deux erreurs qui coûtent

Une valeur trop basse réduit les droits sur le moment, mais l’administration peut contrôler la déclaration pendant plusieurs années et rehausser la valeur en s’appuyant sur les ventes comparables dont elle dispose. Les héritiers paient alors le complément de droits, des intérêts de retard et, en cas de manquement délibéré, une majoration. Une valeur basse a aussi un coût différé : si le bien est revendu, elle sert de prix d’acquisition pour le calcul de la plus-value, qui sera d’autant plus forte.

Une valeur trop haute fait payer des droits de succession plus élevés que nécessaire. Elle réduit en contrepartie la plus-value imposable lors d’une revente, mais cet avantage reste lointain et ne compense pas toujours les droits payés en trop. Elle complique aussi la vente : partis d’un chiffre trop ambitieux, les héritiers risquent de laisser le bien longtemps sur le marché.

Indivision : garder le bien, le vendre ou racheter la part des autres

Au décès, les héritiers deviennent ensemble propriétaires du bien : c’est l’indivision. Ils peuvent la prolonger, par exemple pour garder une maison de famille, mais nul n’est tenu d’y rester : chacun peut demander le partage. Une vente amiable demande l’accord de tous ; à défaut, des héritiers réunissant au moins les deux tiers des droits peuvent demander au tribunal de l’autoriser.

Lorsqu’un héritier souhaite garder le bien, il rachète la part des autres. Le prix de ces parts découle directement de la valeur retenue pour le bien : une estimation que chacun peut vérifier évite qu’un frère ou une sœur se sente lésé. L’opération se fait devant notaire et donne lieu à un droit de partage, au taux de 2,5 % pour une succession, dont l’assiette dépend de la forme de l’opération.

Une estimation datée et fondée sur les ventes réelles

Le plus sûr, en cas de contrôle, reste un dossier solide : une valeur datée du jour du décès, accompagnée des ventes comparables qui la justifient. Notre estimation s’appuie sur la base DVF (Demandes de valeurs foncières), publiée par l’administration fiscale à partir des ventes enregistrées : ce sont les mêmes ventes que celles qu’elle consulte pour vérifier les valeurs déclarées.

L’estimation en ligne donne une première mesure gratuite, à l’adresse du bien. Pour la déclaration, un conseiller peut ensuite visiter le bien et rédiger un avis de valeur écrit, qui tient compte de son état au jour du décès : travaux à prévoir, occupation, vue, exposition. Le notaire et les héritiers disposent ainsi d’une valeur argumentée, vente comparable par vente comparable.

Chiffres en tête de page : prix médians des ventes de 2023-2025 (statistiques agrégées). Source : Demandes de valeurs foncières (DVF), DGFiP — données géolocalisées Etalab, Licence Ouverte 2.0.

Ces informations sont générales et données à titre indicatif : elles ne remplacent pas un conseil juridique, notarial ou fiscal. Seul le notaire chargé de la succession peut apprécier votre situation, et la valeur déclarée reste sous la responsabilité des héritiers.

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Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement faire estimer un bien hérité ?

Aucun texte n’impose de faire appel à un professionnel, mais les héritiers doivent déclarer une valeur vénale exacte et pouvoir la justifier. En pratique, le notaire demande presque toujours un ou plusieurs avis de valeur ; sans eux, la valeur déclarée repose sur une simple appréciation, difficile à défendre en cas de contrôle.

Peut-on faire estimer le bien plusieurs mois après le décès ?

Oui. Ce qui compte est la valeur à la date du décès, et non à la date de l’estimation. Si plusieurs mois se sont écoulés, l’avis de valeur doit retenir les ventes et l’état du bien à cette date : précisez-la au conseiller.

Que se passe-t-il si le bien hérité est revendu plus cher ou moins cher que la valeur déclarée ?

Un prix de vente obtenu peu après le décès est l’un des éléments que l’administration regarde en premier. S’il est nettement plus élevé, elle peut rehausser la valeur déclarée. S’il est nettement plus bas, les héritiers peuvent dans certains cas, et dans les délais de réclamation, demander la rectification de la valeur et la restitution des droits payés en trop : le notaire indique si c’est possible.

Où l’administration trouve-t-elle les prix de vente ?

Elle dispose de toutes les ventes enregistrées par les services de la publicité foncière. Les particuliers peuvent eux aussi consulter les ventes proches depuis leur espace sur impots.gouv.fr (service « Rechercher des transactions immobilières »), notamment pour une succession, ou dans la base publique DVF, sur laquelle repose notre estimation.

Un bien en indivision peut-il être vendu si un héritier refuse ?

Une vente amiable demande en principe l’accord de tous les indivisaires. Lorsqu’un héritier s’y oppose, ceux qui détiennent au moins les deux tiers des droits peuvent, par l’intermédiaire d’un notaire, faire autoriser la vente aux enchères par le tribunal judiciaire. Chacun peut aussi demander le partage en justice. Une valeur acceptée par tous reste le moyen le plus simple d’éviter d’en arriver là.

Quels sont les prix de référence à Fréjus et Saint-Raphaël ?

Sur 2023-2025, le prix médian au m² des ventes est de : à Fréjus, 4 240 €/m² pour un appartement et 4 760 €/m² pour une maison ; à Saint-Raphaël, 4 930 €/m² pour un appartement et 5 670 €/m² pour une maison. Ce ne sont que des moyennes de ville : la valeur d’un bien précis dépend de son quartier, de sa surface et de son état.

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